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William Antoine, les Bastides Lauragaises : la construction selon la RE 2020 tient ses promesses

Publié le 12 mars 2019

Avec la prochaine entrée en vigueur de la Réglemention environnemetale 2020, la performance environnementale des logements va être plus grande encore. D’ores et déjà, quelques constructeurs de maisons individuelles construisent selon les critères de la labellisation E+C-, une expérimentation mise en place pour tester la future RE2020. Les Bastides Lauragaises, dans la région de Toulouse, sont de ceux-là. William Antoine, son directeur, nous présente sa première maison labellisée.

Pouvez-vous nous présenter les Bastides Lauragaises ?

Une entreprise fondée en 2004, qui construit des maisons individuelles sur mesure, conçues avec le client. Nous en construisons dans la région 30 à 40 chaque année.

L’une d’entre elles est certifiée E3C2. Racontez-nous ça…

Les industriels avec lesquels nous travaillons avaient les fiches FDES de produits conformes à la certification E+C- (énergie positive, bas carbone). Nous pouvions avec eux avancer vers l’avenir de nos métiers, aucune contrainte professionnelle ne nous en empêchait. Nous avons pu aller aussi loin que possible.

Une fiche de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) est un document qui donne les résultats de l'analyse de cycle de vie (ACV) d'un produit de construction. Elle offre des informations sur la fonction du produit et sa durée de vie. Elle sert à calculer la performance environnementale du bâtiment.

Comment construit-on selon ce label ?

C’est en fait un processus avec un ensemble d’indicateurs, l'objectif étant l'optimisation de l’énergie, associée à un impact minimum sur l’environnement. La construction proprement dite n’en est qu’un élément, certes le plus important ! À côté de la maison et des matériaux qui la constituent, on prend en considération l’impact carbone des travaux. Par exemple durant les travaux de terrassement, les rotations des camions. Ces travaux doivent être optimisés.

La quantité de surfaces vitrées, l’orientation de la maison sont importantes aussi dans cette optique de la réglementation (et du confort !). Nous cherchons également des matériaux nouveaux. Par exemple pour l’isolation des combles nous avons utilisé du coton recyclé, broyé sous forme de flocons. Aussi efficace et moins cher que les matériaux habituels.

La maison en cours de construction

Le choix de la source d’énergie et du système de chauffage est bien sûr essentiel.

On prend même en compte les déplacements des futurs habitants, ainsi que la capacité de la maison à être recyclée (dans de nombreuses années) pour estimer le bilan carbone global de la maison, et attribuer le label.

En étant attentifs à cet ensemble de critères, nous avons obtenu pour cette maison le label E3C2, pas loin du maximum.

Concrètement, ça correspond à quels résultats ?

Ce projet, de l’idée à la livraison, aura duré 2 ans et demi. Cette maison développe 180 m². Niveau énergie, elle est entièrement électrique. Nous l’avons équipée de panneaux photovoltaïques. Elle est habitée depuis maintenant un an, nous avons donc un retour d’expérience.

Dans le label, E3 correspond au coût annuel de l’énergie. Pour cette maison, il est de 318 euros, certifié par ERDF. En fait, ça représente le prix de l’abonnement, car la consommation d’énergie primaire (CEP) est négative.

C2, ce sont les émissions de carbone. Et nous sommes, là aussi, sous le chiffre minimum exigé.

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