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Christophe Capelli, Groupe Capelli : "l'"effet Covid" va favoriser l'habitat alternatif"

Publié le 11 mai 2020

Le Groupe Capelli, est un promoteur innovant implanté à Lyon, d'où il est originaire, ainsi qu'à Bordeaux, Lille, Paris et sa région, en Provence, en Suisse et au Luxembourg.
Le Groupe a voulu tirer très vite les enseignements de la période de crise sanitaire, en demandant dans un sondage, réalisé par le cabinet Poll&Roll, quelles seraient désormais les nouvelles priorités des acquéreurs de logements. Christophe Capelli, son Président, nous en fait l'analyse.

Christophe Capelli, Président, Groupe CapelliCe sondage a été réalisé auprès de quelle population ?

1000 personnes, dont les 2/3 étaient propriétaires.

Mais avant de parler du sondage, il faut rappeler comment se présente le marché immobilier neuf aujourd'hui. Sur un immeuble de 100 logements, après les achats en bloc et les achats "sociaux" il reste 60% des logements et sur ces 60% seul un tiers, soit 20%, représente de futurs acheteurs, c'est là qu'on trouve les primo accédants.

Par ailleurs, les promoteurs ont tous subi l'"effet élections", c'est-à-dire qu'on ne peut rien lancer avant, et là, avec un deuxième tour à l'automne, ça ne va rien arranger, donc nous n'avons pas de stock.

D'autre part, et c'est confirmé par les résultats de l'étude, il semble que les acheteurs, que ce soit en résidence principale ou en Pinel, ou même dans la vente en bloc, vont maintenant chercher des produits plus innovants, qui répondent mieux à la demande.  

Le sondage vous a apporté des éléments sur ce point ? 

Oui. Une grande partie des personnes interrogées (37%) veut absolument un balcon ou une terrasse, un mode d'espace extérieur. C'est très important, ça va nous amener à redéfinir nos logements, à favoriser les balcons, les pièces communes, et puis…

Et puis il y a aussi le télétravail. Ces deux mois qu'on a vécu me laissent à penser que le télétravail va s'installer. Ça ouvre 3 hypothèses : 
- les gens peuvent continuer chez eux, mais il y a quand même un problème de place, et puis il y a les enfants…,
- soit ils pourraient aller dans un espace de co-working proche de chez eux, peut-être une fois par semaine, 
- soit, et c'est là que ça nous concerne, on pourrait prévoir dans les immeubles en construction un espace commun dédié au co-working. On va réfléchir à ça.

Et puis il y a encore autre chose, et j'ai demandé à toutes nos équipes, dans les trois pays, de travailler là-dessus. Il s'agit, dès lors que c'est techniquement possible, de créer sur les toits des espaces communs. Auxquels les gens de la copropriété puissent accéder et s'y retrouver. Bien sûr la pandémie l'empêche pour l'instant, mais ces problèmes vont se régler. 

C'est déjà ce qu'on a lancé sur un programme qu'on va livrer cet été au Luxembourg : au lieu de vendre le toit pour un logement, il est équipé pour que tous les copropriétaires y aient accès. L'ascenseur conduit sur le toit, qui sera équipé de canapés, de barbecues… Le rooftop, j'y crois vraiment. 

Certains pensent qu'après le déconfinement, le marché de la maison individuelle va exploser…

Oui, j'entends ça. C'est possible, et je le souhaite d'ailleurs à ceux qui les construisent, mais vous savez, j'ai été lotisseur, et je me souviens que la presse titrait, au moment des gilets jaunes : "les gilets jaunes des lotissements". 

Avec la fatigue que représentent une maison, à 50 minutes de son travail, avec l'obligation et les coûts de deux voitures et toutes les contraintes, quand, dans quelques mois, on sortira du Covid, je ne suis pas sûr qu'ils auront envie d'aller encore plus loin.

Ça veut dire pour l'immobilier des projets très différents ? 

Oui, c'est "l'effet Covid". Cela va favoriser l'habitat alternatif, en zone intermédiaire. Dans la région parisienne, le projet du Grand Paris, autour des nouvelles gares, sera très porteur d'habitat alternatif, par exemple avec les Villa-duplex, que nous avons créé.

Ces tendances dont nous avons parlé, elles pourront convaincre les élus ou les bailleurs primaires ou sociaux quand elles leur seront expliquées, c'est vraiment ce que je pense.

En somme, des pistes pour maitriser la crise ? 

On n'est pas trop inquiets, car nous avions de très gros carnets de commandes, et nous avons eu très peu d'annulations. Et par ailleurs, nous avons développé fortement les ventes en bloc auprès des institutionnels, elles entrainent des coûts inférieurs à ceux de la vente traditionnelle. On a une équipe de collaborateurs réactifs… On va s'adapter à la situation !

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